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Combien de visites pédagogiques doivent-être organisées ?

Dernière mise à jour : 12 déc. 2022


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L’organisation des rencontres entre tuteurs pédagogiques et maîtres d’apprentissage est une pierre angulaire du fonctionnement de l’apprentissage.

Ces échanges font partie des attentes systématiquement citées par les entreprises dans la qualité de la relation avec les CFA. Et pourtant, c’est aussi une des principales difficultés d’organisation de ces derniers.

Avec le nombre croissant des apprentis, trouver assez de tuteurs, disponibles et capables de se déplacer en entreprises relèvent de l’épreuve herculéenne. Alors si en plus il faut s’y déplacer plusieurs fois, ça devient mission impossible. C’est pourquoi aujourd’hui de plus en plus de CFA font le choix des visites par visio, ou de réduire le nombre de visite par contrat.


Malheureusement, rien dans le code du travail ou dans Qualiopi ne fixe le nombre de visites minimum à effectuer par an ou par contrat d’apprentissage. Certains CFA ont leurs règles internes, des fois héritées d’anciennes règles juridiques ou régionales (qui se souvient de la première visite dans les 2 premiers mois ?)



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Alors que doit-on faire exactement ?

D’un point de vue légal, l’article L 6231-2 du code du travail, liste les obligations des CFA. Parmi celles-ci, le troisième alinéa précise que le centre de formation doit « assurer la cohérence entre la formation dispensée en son sein et celle dispensée au sein de l’entreprise, en particulier en organisant la coopération entre les formateurs et les maîtres d’apprentissage ».

Nous savons donc qu’il faut organiser des échanges, mais rien pour l’instant sur les modalités exactes.

Dans Qualiopi, à plusieurs reprises le référentiel aborde le sujet des liens entre l’entreprise et le CFA. Mais peut-être plus précisément dans l’indicateur 13.

Cet indicateur demande aux CFA de démontrer qu’un processus formalisé d’articulation des apprentissages en centre et en entreprise est bien mis en œuvre. On retrouve d’ailleurs dans les éléments de preuve les carnets de suivi, les comptes rendus d’entretien ou de visite d’entreprise.

Mais là encore, il manque des précisions sur les modalités précises.


Il faut donc dépasser les contraintes juridiques, et se tourner vers l’intérêt de l’apprenti et de l’entreprise.


Car au-delà de l’obligation, la plateforme Sirius, qui doit bientôt voir le jour, et qui permettra aux maîtres d’apprentissage ainsi qu’aux apprentis de laisser un avis public sur le CFA, devraient encourager les derniers irréductibles à se pencher sur le sujet.

De notre côté, lorsque nous intervenons en CFA sur l’amélioration des process, nous préconisons en premier lieu d’écouter les entreprises partenaires :

  • Quand souhaitent-elles avoir un premier contact ?

  • Quelles informations cherchent-elles à obtenir ?

  • Combien d’échanges leur semble nécessaire a priori ?

Bien souvent, nous en arrivons à une règle qui satisfait 80% des cas, et un process de gestion d’exceptions pour les 20% restant. Merci Pareto !


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