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Un maître d'apprentissage investi ! Maître Carré S3E2 - Matthieu Douillot


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Maître Carré, c'est quoi ?


Si vous nous découvrez, Maître Carré, c’est le premier podcast français dédié aux maîtres d’apprentissage.


2 saisons de 6 épisodes chacune, ainsi que le 1er épisode de la saison 3 sont déjà disponibles sur Spotify, Apple podcasts, et sur notre site internet !


Le concept est simple, Mathieu reçoit chaque mois un invité différent afin de parler de ses bonnes pratiques, de ses choix, de ses doutes…


Mais pour cette troisième saison, on innove un petit peu : pour ceux qui n’ont pas le temps, ou qui n’apprécient tout simplement pas le format des podcasts, vous retrouverez chaque mois un résumé écrit de l’épisode sur le blog de notre site internet




Ce mois-ci, Mathieu reçoit Matthieu Douillot, Responsable Régional Hauts-de-France et Normandie chez Mutuale.


Dans cet épisode, ils parleront du sens que l’apprentissage a pour eux, mais aussi du rôle de Matthieu Douillot dans l’environnement académique, sur son territoire, et sur tout ce que ça a pu lui apporter.




Mathieu Guyot : Responsable Régional chez Mutuale sur la partie Hauts-de-France et Normandie, c’est quoi finalement ton travail aujourd’hui ?


Matthieu Douillot : Mon travail, d’un point de vue entreprise, c’est de développer ma région, c’est-à-dire recruter des adhérents. Pour parler comme tout le monde, je dois avoir de nouveaux clients. Mon travail, avant tout et par rapport à mon équipe, c’est de la rendre autonome, sur tout le périmètre de son poste et ça me permet justement d’utiliser l’alternance pour pouvoir accompagner des jeunes dans leur formation, qu’ils obtiennent leur diplôme (et qu’ils m’abandonnent cruellement à la fin de celui-ci), et surtout qu’ils soient opérationnels.

La seule condition que j’exige, parce que bien-sûr ils ont le droit de partir et je leur souhaite, mais qu’à l’occasion et dès que ça se présente, qu’ils puissent aussi accueillir un alternant à leur tour.



Mathieu demande comment se passe l’encadrement des apprentis, et depuis combien de temps il est maître d'apprentissage :


« Aujourd’hui j’accueille des futurs diplômés de BAC+3, donc par nature le maître d’apprentissage doit avoir au moins le même niveau de diplôme, et aujourd’hui je suis le seul dans mon équipe à avoir plus que BAC+3. A terme, l’idée c’est que l’équipe en place, et on le fait déjà, passe des VAE (Validations des Acquis et des Compétences, procédure permettant à une personne ayant suffisamment d’expérience professionnelle d’obtenir des diplômes, titres, certificats, ou d’accéder à des formations supérieures.) pour pouvoir accompagner d’ici 2/3 ans continuer d’accueillir des alternants dans la structure, mais de ne plus être leur maître d’apprentissage. »

« Ça fait deux ans [que je suis maître d'apprentissage], depuis que je suis chez Mutuale, puisqu’on s’est rendu compte que y’avait un vrai intérêt, et puis c’est vrai que j’ai une forte affection pour l’apprentissage, donc la négociation avec la direction a été très courte mais très constructive. Depuis 2 ans, nous avons accueilli 2 alternants. »



Pourtant tu gravites dans le domaine de la formation depuis 2010, pourquoi autant de temps pour se lancer ?


"Tout d’abord, c’était une problématique organisationnelle avec mon entreprise, il n’y avait pas de volonté d’accueillir des alternants. L’entreprise recrutait des commerciaux de terrain, et par nature il y avait une problématique d’accueil, de rythme d’alternance, donc ça ne s’est pas fait, même si régulièrement je revenais un petit peu à la charge.

Finalement moi j’ai pas attendu, j’ai construit tous mes outils pédagogiques, j’ai fait mes armes, et puis à mon tour de pouvoir accueillir et transmettre.

surtout, pouvoir accueillir jusqu’au diplôme, c’est pour moi le plus important, un alternant par nature est autonome à la fin de son alternance et pas avant."


MERCI DE DIRE ÇA MATTHIEU !




Mathieu rebondit sur l’investissement de son invité auprès des écoles du territoire, du CFA Interfor, mais également sur les nombreuses facettes de celui-ci : présent au conseil d’administration d’une école, juré et jury, engagé au niveau de l’orientation, ambassadeur chez Proch’Orientation…


« Exactement, à l’origine moi je suis issu d’un baccalauréat technologique, je me destinais à construire des TGV… et quand dans le cadre de référence, on n’a personne pour nous orienter, je trouve que c’est une bonne chose d’avoir un professionnel. L’un de mes prochains objectifs, c’est d’obtenir un BAC+5 pour pouvoir enseigner. Aujourd’hui je n’ai pas le temps pour en faire une activité à part entière. »



Mathieu lui demande alors s'il peut y avoir des aspects plus négatifs d’un tel investissement auprès des écoles, et notamment de la connaissance quasi parfaite de ce qui se passe "dans les coulisses".


« Il y a des contrariétés, c’est, dans le contexte, des candidatures reçues d’étudiants qui ont eu leur diplôme en visio, ou qui sortent de formations qu’ils n’ont pas nécessairement choisies…

Moi j’ai en tête une licence responsable développement commercial, et j’ai des profils qui ne viennent absolument pas de la banque, de l’assurance ou de la mutuelle, et c’est là où ma difficulté a été de ne pas faire le CFA moi-même, de ne pas aller trop vite pour le candidat…

Comme un magicien, quand tu connais les coulisses, tu le regardes d’un œil différent. »



Est-ce que t’as un management particulier pour ton apprenti ?


"J’ai un management très participatif, et l’idée pour moi c’est de ne pas faire de différence au sein de l’équipe, et encore moins vis-à-vis d’un alternant qui sera là 2/3 jours par semaine. Maintenant, ils le savent très bien, il y a une exigence qui est forte pour les alternants et il y a un cap, c’est l’obtention du diplôme.

Donc autant au démarrage ils vont prospecter ("il n’y a rien de plus ingrats") mais ils vont avoir le choix de la cible, de la méthode… pour développer de nouveaux talents par rapport à ça.

En conclusion à la fin de cette année commerciale, tout le monde a atteint son objectif."



Comme d'habitude, Mathieu demande à son invité :

"C’est quoi ton petit tips qui fait la différence pour avoir un alternant motivé, bon, qui a envie de s’investir… ?"


"J’ai envie de te répondre « c’est l’expérience mon ptit ». Je veux que tout soit limpide, ça va sans dire, ça va mieux en le disant, mais surtout c’est d’avoir des échéances courtes, de mesurer la progression pédagogique, de tester de nouvelles choses, et surtout de ne pas faire de fausses promesses.

Dès le début, j’explique que la période d’essai c’est dans les deux sens. On part pour un an, donc s’il y a des choses qui ne te plaisent pas…

Il faut donner des missions claires, des debriefs clairs, avoir des indicateurs de performance… On monte en puissance dès lors qu’on sent qu’on a l’œil du tigre.


J’apporte aussi beaucoup d’importance à la qualité de vie au travail. L’apprenti de l’année dernière nous a « lâchement abandonné » mais il revient régulièrement et est évidemment le bienvenu."



Enfin, Mathieu rebondit sur la nuance entre la connaissance du diplôme, des briefs, etc… et le fait de pouvoir tester des nouvelles choses. Comment trouver cet équilibre rassurant et qui permet à l’apprenti de savoir où il va ?


"Tu ne le trouves pas, c’est lui qui te trouve. Les alternants que j’ai et que j’ai eu, ça pourrait être mes enfants, et il y a des choses que je ne connais pas, et il faut tester. La science infuse, on ne l’a pas. Le droit à l’erreur, c’est quelque chose d’important et de légitime. Le tout c’est d’apprendre pourquoi on s’est plantés."





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