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  • Grégoire Dinouël

L'apprentissage dans le journalisme - Léandre Leber

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by Grégoire Dinouël

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Maître Carré, c'est quoi ?


Si vous nous découvrez, Maître Carré, c’est le premier podcast français dédié aux maîtres d’apprentissage.


16 épisodes sont déjà disponibles sur Spotify, Apple podcasts, et sur notre site internet !


Le concept est simple, Mathieu reçoit chaque mois un invité différent afin de parler de ses bonnes pratiques, de ses choix, de ses doutes…


Mais pour cette troisième saison, on innove un petit peu : pour ceux qui n’ont pas le temps, ou qui n’apprécient tout simplement pas le format des podcasts, vous retrouverez chaque mois un résumé écrit de l’épisode sur le blog de notre site internet.



Ce mois-ci, Mathieu reçoit Léandre Leber, le fondateur de Gazette Sports, le premier site d'actualité sportive à Amiens, pour parler de l'apprentissage dans le journalisme.

Tous ceux que je te cite et qui réussissent, c’est parce qu’ils sont passionnés

L'apprentissage dans le journalisme


Est-ce que c’est une tradition, de recourir à l'apprentissage dans le journalisme ?

"Alors, je n’en sais rien, puisque je suis devenu journaliste par hasard…"

Alors posons notre question autrement :



Est-ce que toi, dès le début de ta carrière de journaliste, tu as voulu te lancer dans l’apprentissage ?

Dès que j’ai eu les fonds, j’ai pensé “stagiaire” ou “alternance”. Clairement, ce qui m’a fait basculé vers l’alternance, c’est le COVID et les aides. Et finalement, être alternant, ça veut dire appartenir à la structure. Et à partir du moment où tu appartiens à la structure, tu peux obtenir une carte de presse. Donc le jeune qui vient chez moi, au bout d’un an il repart avec une carte de presse. C’est un vrai gage professionnel, et un atout supplémentaire dans le monde du travail.


J’aime bien tordre les idées reçues sur la nouvelle génération… Tes apprentis (entre 19 et 26 ans) bossent le week-end, se déplacent, doivent écrire… Pourtant on dit que les jeunes sont fainéants, qu’ils n’ont pas envie… Comment tu gères ça ?

Chaque année, l’équipe est renouvelée à 80% (7 départs et 7 arrivées). Et chaque année, je me trompe sur un recrutement. Je pense que la personne a un potentiel mais je me trompe. Mais tout ceux qui réussissent passionnés. Et si t’es passionné, t’es prêt à travailler le week-end. Surtout journaliste dans le sport, il y a des sacrifices à faire, et je comprends tout à fait que certains ne soient pas prêts à les faire.



Et ça, le fait de recruter tes apprentis en service civique, est-ce que ça te permet de repérer plus facilement ceux qui sont impliqués, motivés…

Il y a plein de jeunes qui veulent faire un service civique car ils sont en césure. Il y a aussi plein de services civiques qui ne sont pas intéressants. Pour moi le service civique ça va plutôt permettre au jeune de conforter ses études ou non. J’ai aussi eu des alternants qui ne venaient pas de service civique. Mais sur 40 recrutements en service civique, j’ai du en avoir 22 ou 23 qui ont continué au moins un an de plus chez nous. Ça veut dire qu’on a un taux d’engagement important derrière.


Première question rituelle : Si tu avais la possibilité de remonter le temps pour te donner un conseil par rapport à une erreur que tu as commise ?

L’erreur, que je n’ai pas renouvelée après, c’est d’avoir gardé quelqu’un alors que je voyais que le potentiel n’était pas là. Il y a les 45 jours de période d’essai, et si tu le gardes alors qu’il n’est pas “au niveau”, vous êtes deux perdants dans l’histoire. Donc ça je n’ai pas refait l’erreur, j’ai déjà rompu des contrats à la fin de la période d’essai. Ce n’est pas évident, ça fait mal, mais en réalité c’est pour éviter que l’échec soit encore plus fort.


Question rituelle : Quelle est ta secret tech, ton tips, ton petit truc en plus, que les autres maîtres d’apprentissage n’ont pas ?

Je dis souvent à mes apprentis “Je ne sais pas ce que vous ne savez pas”. Si je te dis de faire quelque chose, je considère que tu sais le faire. Si tu ne me dis pas que tu ne sais pas le faire, je ne peux pas le savoir. Donc posez des questions, la parole est libre, la censure ne doit pas venir des questions de l’alternant.

 

Une nouvelle fois, nous remercions grandement Léandre Leber pour nous avoir partager sa vision de l'apprentissage dans le journalisme !

Vous pouvez retrouver Léandre sur LinkedIn, bien sûr visiter le site de Gazette Sports et celui de Gazette Sports le Mag !



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